Domingo

Anna a de grands yeux noirs et Samy une longue barbe rousse. Ils viennent d’ailleurs — mère sahraoui et enfance au Nouveau-Mexique pour Anna, ascendances libanaises pour Samy. Ils aiment le cinéma de Wes Anderson et les teen movies de leur adolescence (Retour vers le futur, les Goonies, ce genre). Ils vivent ensemble. Et, surtout, ils forment le duo Domingo. Leur musique home-made gravite autour des planètes Eliott Smith, Grandaddy ou Bonnie Prince Billy, mais elle n’appartient qu’à eux. Parce que la voix traînante et grave d’Anna se noue élégamment aux montées aigues de Samy. Parce que les mots anglais nourris de mythologie western et d’histoires d’ado perdus dans le désert, de petites confessions entre amants et de secrets de familles trop lourd à porter, forment des phrases amères et pourtant capiteuses. Lien Myspace

“Domingo” (16 juin 2008, Third Side Records / Discograph)
Sur ce disque éponyme, la valse onirique “A Good Thing” ou le lyrisme apaisé de “Hold Your Horses” forgent deux tubes enchanteurs. Les mélodies limpides de l’album évoluent au coeur d’un spleen doux et délicat. Et offrent ainsi à leur musique une atmosphère à la Gus Van Sant, période Elephant, toute en suspension. Un premier disque miraculeux, quelque part entre Nico et Bonnie Prince Billy.
“Un folk nonchalant et amoureux, où l’on entend la nature respirer “ - Longueur d’Ondes
“Une harmonie qui dépasse celle des sons pour offrir une sérénité salutaire” - Les Inrockuptibles
“Neuf chansons charmantes, caressées par une voix féminine délicieuse” - Magic
“Domingo accepte de partager ce qu’ils definissent comme une musique pour leur salon, afin qu’elle vienne illuminer le notre” - Keith
“Avec peu de choses mais beaucoup de charme, Domingo (…) vise le doux spleen canonise par Saint Nick (Drake)” - Télérama.fr
Teaser Domingo (2008, real : Valérie Toumayan)